Moi j’croyais que Dieu, c’tait un papa-gâteau
Une idole pour les faibles, de l’opium pour le peuple
J’m’étais trompé de dieu, j’m’étais trompé de dieu
Moi j’croyais que Dieu, c’était un père fouettard
Qui me casserait la gueule à mon premier faux-pas
J’m’étais trompé de dieu, j’m’étais trompé de dieu
Mon Dieu à moi, c’était un père fantôme,
Toujours en voyage, jamais là
La Bible n’était qu’un répondeur standard,
T’façons quand j’téléphonais, c’était occupé, occupé...
Ces dieux ne répondent jamais quand on les appelle,
Figés sur leurs nuages de poussière
J’ai cru en des dieux fabriqués par les hommes,
Combien de fric s’est on fait sur ma pomme ?
Faut encore que je paie la note de téléphone.
J’tais tellement occupé à poursuivre des rêves
Que chez moi, ça sonnait occupé.
Et le jour où j’ai raccroché, ça s’est mis à sonner.
Y’avait au bout du fil une voix qui me disait :
« Je t’aime et je te cherche, je veux te rencontrer.
Je suis à ta porte, je sonne, j’ai un portable
Mais c’est directement que je veux te parler, te parler »
Il m’a parlé d’amour, il m’a parlé de paix,
Tout ce que les autres dieux ne pouvaient me dire.
Et c’est lui qui a payé la note de téléphone.